Code d’éthique des plaisanciers du lac Kénogami

Code d’éthique des plaisanciers du lac Kénogami

Principe

Nous pensons que le meilleur support que l’on puisse fournir à notre communauté est d’offrir un environnement sain et sécuritaire et de favoriser le respect mutuel de tous les utilisateurs du lac Kénogami et ses environs. Une acceptation librement consentie et une application volontaire de ce Code assureront la protection de l’écosystème du lac, tout en améliorant la qualité de vie de tous ceux qui en font usage.

Objectif

Assurer la sécurité de tous les utilisateurs du lac Kénogami, la quiétude des riverains, la protection de l’environnement et la protection de la principale source d’eau potable de Ville de Saguenay.

Moyen

Nous croyons qu’un meilleur encadrement des activités envahissantes sur notre lac, sans toutefois les restreindre excessivement, permettra d’améliorer la qualité de l’expérience nautique, le respect de la quiétude des riverains et la préservation de l’environnement du lac Kénogami.

Le Code incite ceux qui se livrent à ce type d’activités à être particulièrement conscients de l’impact qu’ils peuvent avoir et d’agir en conséquence. Ce Code s’adresse à tous les conducteurs d’embarcation à moteur, incluant les moto-marines et les hydravions.

D’autre part, le Code créé une zone de protection le long des rives, à la limite des environnements plus fragiles et autour des secteurs où certaines personnes pourraient vouloir se livrer à des activités comme la natation, le kayak, le canot, la pêche, l’observation des oiseaux ou autres activités.

CODE D’ÉTHIQUE DES PLAISANCIERS DU LAC-KÉNOGAMI

LA QUALITÉ DE L’EAU

La qualité de l’eau d’un lac est la clé de sa santé. C’est également un des aspects attrayant pour ses résidents et utilisateurs. Ceci est particulièrement important, si l’on considère que le lac Kénogami est la source d’approvisionnement en eau potable d’environ cent vingt mille (120 000) personnes, résidant sur le territoire de Ville de Saguenay.

Il est donc important :

  • D’éviter de jeter dans le lac ou sur le rivage : déchets, eaux usées, essence, huiles et autres contaminants ;
  • Pour toute embarcation munie d’une toilette :
  • Si elle est fixe : de la doter d’un réservoir de retenue. Cet équipement destiné à recevoir et à retenir les matières fécales et les eaux de la toilette doit être étanche ;
  • Si elle est portative : de la fixer à l’embarcation et de l’équiper d’un adaptateur de vidange compatible avec l’équipement des stations de vidange (sites où on peut faire le plein d’essence) ;
  • De raccorder la toilette au réservoir de retenue de manière à ce que le réservoir reçoive les déchets et les eaux provenant de la toilette ;
  • De sceller le réservoir de retenue ;
  • De munir l’embarcation de tuyaux de raccord étanches permettant de vidanger le réservoir de retenue uniquement à une station de vidange ;
  • D’inspecter et de nettoyer soigneusement la coque, le pied du moteur, l’hélice et la remorque de l’embarcation et tout autre équipement avant la mise à l’eau de l’embarcation (prévention de la contamination de l’eau et de l’envahissement d’espèces animales ou végétales) ;
  • D’utiliser un système prévenant les fuites lors du remplissage de carburant.

LE BRUIT

Le bruit nuit à la paix et à la quiétude des gens qui vivent autour du lac et à ses utilisateurs. Lors de la pratique d’activités nautiques, il est important :

  • D’utiliser des embarcations dont le système d’échappement est conforme aux normes de l’industrie. Il est recommandé aux conducteurs de bateaux de performance, qui sont munis d’un système appelé silent choice qui assourdit le bruit et le ramène à celui d’un bateau conventionnel, de toujours utiliser ce système ;
  • D’éviter, lors des sorties en moto-marine, des bruits inutiles ou répétés causés par des virages serrés, des acrobaties ou des sauts de vague ;
  • De maintenir le volume de la radio et de la musique dans l’embarcation à un niveau raisonnable. Sachant que la surface de l’eau porte le son sur de très grandes distances, il est d’autant plus important de respecter cette règle lors de sorties nocturnes.

LA VITESSE DES EMBARCATIONS

Toute embarcation doit naviguer à une vitesse adéquate afin d’assurer la sécurité de ses passagers, des autres embarcations, des baigneurs et des nageurs. De plus, une vitesse adéquate permet de limiter la production de vagues qui peuvent endommager les équipements tels que les quais et les embarcations amarrées aux quais, éroder les berges et amener ainsi dans l’eau les nutriments nourrissant les algues bleu-vert, contribuer à différents types d’accident et détériorer la qualité des écosystèmes aquatiques, notamment par la destruction d’habitats du poisson.

Il est donc important :

  • De naviguer à moins de 10 km/h à moins de 30 mètres (100 pieds) de la rive ou dans un secteur où il y a moins de 3 mètres (10 pieds) d’eau en profondeur ;
  • De réduire la vitesse de l’embarcation à l’approche de la rive et dans les baies ;
  • De lever le pied du moteur et de réduite à une vitesse minimale dans une zone de moins d’un mètre d’eau (3 pieds) en profondeur ;
  • De maintenir en tout temps une vitesse sécuritaire en fonction de la configuration et du trafic de la zone naviguée ;
  • De respecter les signalisations et les bouées installées dans l’eau ;
  • De limiter la vitesse des embarcations motorisées à ` :
  • 10 km/h à moins de 100 mètres (330 pieds) d’un nageur ou d’une embarcation non motorisée ;
  • 10 km/h à moins de 30 mètres (100 pieds) d’une embarcation motorisée.

LES BATEAUX DE PERFORMANCE ET LES MOTO-MARINES

Ces embarcations possèdent le plus fort potentiel pour se livrer à des activités envahissantes sur le lac. Ceux qui s’en servent devraient être particulièrement conscients des effets négatifs qu’elles peuvent avoir sur le lac, les résidents et les autres utilisateurs.

Il est donc important :

  • D’éviter de se livrer à des courses, des acrobaties, des encerclements répétés ou des chavirements intentionnels ;
  • D’éviter de s’approcher à moins de 100 mètres (330 pieds) d’un nageur ou d’une embarcation non‑motorisée ou en arrêt ;
  • De limiter la navigation à grande vitesse au centre du lac ou dans les zones éloignées des résidences, pour des raisons de sécurité et de quiétude.

LE WAKEBOARD, LE SURF ET LA TRACTION DE TUB OU AUTRE GONFLABLE

Considérant que ces activités génèrent de plus grosses vagues et qu’elles comportent un certain risque, il est recommandé de pratiquer ces activités dans les zones d’eau profonde et où il y a peu de circulation. Ceci permettra d’éviter l’érosion des berges et de prévenir les accidents.

IMPORTANT

Plusieurs activités humaines peuvent contribuer à augmenter la quantité de nutriments dans l’eau du lac Kénogami, notamment des pratiques inadéquates en matière de navigation. En effet, la vidange du réservoir de retenue directement dans le lac, l’érosion des berges par les vagues et le brassage de l’eau en zones peu profondes rendent disponibles des quantités excessives de phosphore et de nitrate dans les eaux de surface des lacs, ce qui est la principale cause de la prolifération des algues bleu-vert (cyanobactéries). Afin d’éviter de contaminer la principale source d’approvisionnement en eau potable de Ville de Saguenay avec ces bactéries potentiellement toxiques pour la consommation humaine, il est primordial que tous les utilisateurs du lac Kénogami adoptent un comportement plus respectueux de l’environnement.

Géré par la Corporation du parc régional du lac Kénogami

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